Bussigny-près-Lausanne
Coupé d'argent et de gueules au coq hardi et
chantant de sable brochant, becque, crêté et bardé de gueules.
Adoptées en 1926, ces armoiries rappellent par leurs
émaux que Bussigny relevait autrefois de la seigneurie de Lausanne et
que ses hommes marchaient sous la bannière de Saint-Laurent. Le coq
provient des armes de la famille de Polier, qui posséda jadis un fief
noble à Saint-Germain, ancien centre de la localité.
Carte

Les photos des soirées et activités de la gym de
Bussigny suite>
| Nom de la Commune |
Bussigny-près-Lausanne |
| Sobriquet des habitants |
Lé Medze-lâo (les mange-loups) |
| Coordonnées géographiques |
531.960/155.800 |
| District |
Morges |
| Cercle |
Ecublens |
| Arrondissement électoral |
Morges |
| Superficie |
427 ha |
| Nombre d'habitants |
7390 |
| Loisirs |
Une piste Vita, zone de détente et
de loisirs de La Plannaz, Centre de rencontre et d'animation |
Situation générale
A quelques kilomètres du lac Léman et à mi-distance
entre la capitale et Morges, son chef-lieu de district,
Bussigny-près-Lausanne s'étage de 387m près de la station
d'épuration, au bord de la Venoge, à 495m au pied de son réservoir.
D'une superficie de 427 ha, dont 86 ha en forêts, il n'y a guère plus
de 3400m entre le Moulin-du-Choc et l'Arc-enCiel, les points les plus
éloignés de son territoire.
Deux rivières le bordent, la Sorge à l'est et la Venoge au sud-ouest.
Mais n'oublions pas le petit ruisseau de la Vaubaz, qui comme
l'écrivait la poétesse Vio Martin, enfant de la commune: "Petit
fille-rivière qui s'en va seule vers son destin, un peu comme le
chaperon rouge, musant, faisant des détours, se cachant un instant
derrière un tronc, s'arrêtant, allant, toute salle et jaune de boue,
sans même s'en apercevoir et continuant sa chanson ingénue."
Bussigny-prés-Lausanne est entourée, côtés Sud et Est, par les
communes d'Echandens, d'Ecublens et de Crissier, puis au nord et à
l'ouest, par celles, de Villars-Sainte-Croix, de Vufflens-la-Ville,
d'Aclens et de Bremblens. La commune est coupée par deux voies de
communication importantes: du Sud-Est au Nord-Ouest par les lignes de
chemin de fer de Lausanne-Yverdon et Lausanne-Vallorbe et par la mise en
activité dès 1971 du racourci Bussigny-près-Lausanne-Genève,
supprimé en 1878, sur le côté Est par l'autoroute, avec ses
importants échangeurs.
Le passé
La commune ne s'est pas toujours nommée
Bussigny-près-Lausanne. Les documents de l'époque bernoise la
désignent par "les communautés de Bussigny et
Saint-Germain". A partir du XIXème siècle, le nom officiel est
Bussigny-sur-Morges et, dès 1959, Bussigny-près-Lausanne.
L'étymologie du mot "Bussigny" - Busseniacus veut dire
domaine de Bussenius - remonte aux premiers siècles de notre ère. Mais
la seule découverte de cette époque faite dans la commune est une
meule de moulin trouvée en 1898. Un cimetière burgonde a existé dans
la région du Tombay (tombeau) mais l'on ignore quand il a été
détruit et dans quelles circonstances.
Durant la période savoyarde, Bussigny et Saint-Germain, divisés en
plusieurs petits fiefs, étaient situés sur le territoire de l'Evêché
de Lausanne; ainsi, les sujets de Bussigny devaient aider à l'entretien
des fortifications de la ville, oû ils avaient d'ailleurs droit de
refuge.
Sous Leurs Excellences de Berne, en 1712, la dîme du vin de Bussigny
est abergée à Jean-Jacques Polier qui sera grand-père d'Isabelle de
Montolieu. Georges Polier, frère de Jean-Jacques, pasteur, professeur
de grec, d'hébreu et de catéchèse à l'Académie de Lausanne, portait
le titre de seigneur de Saint-Germain.
Les armoiries de Bussigny, adoptées en 1926, rappelent que a commune
relevait de l'Evêché de Lausanne par le rouge et le blanc, le coq
provient des armes de la famille Polier.
Le premier document qui nous renseigne sur la population est celui de la
giète (impôt destiné à la réparation des murs) de 1403. Ce document
nous indique huit feux (foyers) à Bussigny (Bussignye) et quatorze pour
Saint-Germain (IIIi de Sancto Germano).
Plus tard, lors de la taille (impôt de 1% sur la fortune prélevé par
Bern en 1550), Bussigny comptait dix-sept foyers et Saint-Germain sept.
Enfin en 1764, lors du recensement des paroisses par les pasteurs pour
le compte de Leurs Excellences de Bern, Bussigny et Saint-Germain
comptaient 324 âmes et 67 foyers. Par la suite, l'évolution de la
population est relativement lente pour atteindre 1012 personnes en 1900,
127 en 1950 et 2363 en 1960. Par contre, entre 1961 et 1963, la commune
du digérer une augmentation de 1410 personnes et elle comptait 445
habitans en 1970, 4829 en 1980, 6831 en 1990, 7263 en 2000. A ce jour
elle en compte 7390.
Le présent
Le XXème siècle est marque par l'affirmation de la
cité industrielle. Cette évolutino, généralisée, dans la banlieue
lausannoise, se manisfeste par la conjonction des développements
démographiques et industriels accélérés: construction des quartiers
d'habitations collectives. Sous gare et à la rue de l'Industrie,
implatation d'entreprises importantes telles que Scheuchzer (1940),
Nell, Jallut (1947) et Duvoisin & Groux (1952). La disponibilité
des grandes zones industrielles et habitables, le prix abordable des
terrains dans les années soixante et les facilités de transports ont
attiré de nombreuses entreprises. La zone industrielle sétend
progressivement au sud des voies de chemin de fer oû ont été
construits d'immenses dépôts (Usego, la Placette, Gétaz Romang,
Sabag) et des industries de taille variable (Ellgass, Félix, Asmac,
Coca-Cola, Veillon , ESA, centre d'exploitation UBS, garage Portier).
Depuis quelques années, l'implantation d'activités tertiaires s'est
fortement accélérée par l'arrivée de nouvelles, sociétés
informatiques (IBM, Compaq, T.Systems), bancaires (GE Capital Bank), de
communications (CIEL, Orange Communication SA) et hôtelières (Novotel,
Formul 1). Actuellement, la commune compte 5039 postes de travail.
L'Ecole cantonale d'art de Lausanne prenant possession des anciens
locaux de l'usine de peinture Jallut est un signe de la tendance
actuelle vers une diversification dans l'occupation des zones
d'activité jusque-là principalement tournées vers le secteur
secondaire
Comme par le passé, Bussigny a aujourd'hui une vie animée. Les lignes
consacrées à l'industrie méritent d'être complétées par
l'évocation d'autres aspects de la vie quotidienne. Il n'y a
aujourd'hui plus qu'un seul agriculteur qui porte le lait, et la
laiterie a été rachetée par la commune; pourtant, l'agriculture et
les cultures maraîchères occupent le tiers du territoire communal, ce
qui rappelle quotdiennement aux citadins leurs attaches terriennes. Cet
attachement se musure aussi par la forte demande de jardins familiaux;
l'animation qui règne en fin de semaine dans les quelque 250 parcelles
mises à disposition par la commune montre l'importance d'un tel lieu.
La fréquentation de la zone de détente et de loisirs de la Plannaz
montre bien le besoin et même la nécessité pour la population d'avoir
des lieux de rencontre différents. Sur une parcelle de 50'000 m2,
chacun peut pratiquer son sport favori: tennis, roller-skate,
vollay-ball, football, VTT, cerf-volant, ou pique-niquer tranquillement
sur les places aménagées.
La jeunesse de la commune n'est pas oubliée. Un magnifique centre
d'animation a été construit à son intention cette année.
Le futur
Une des tâches essentielles - au défi pour les
prochaines années - sera assurément de façonner l'identité communale
d'une banlieue, non pas considérée comme un mal inéluctable, mais
comme un statut nouveau qui doit évoluer et dépasser son expression
actuelle pour trouver l'équilibre dans lequel chaque habitant se sent
d'ici et de nulle part ailleurs, ce qui peut paraître un élément
essentiel de qualité de vie. La volonté des autorités locales est
également de renforcer le rôle de la commune dans la région Ouest
lausannoise en collaboration avec les Communes de
Chavannes-près-Renens, Crissier, Ecublens, Renens, Saint-Sulpice et
Villars-Sainte-Croix.
Message du Syndic dans la Feuille des Avis
Officiels du 7.09.2001